BIg Data 101 : apprivoiser le BI


Vous voyez partout le terme « Big Data » et vous avez un doute sur ce qu’il recoupe ? Le terme peut être associé au concept des « 3 V » : Volume, Vélocité et Véracité des données. Derrière la notion de quantité des données, le « Big Data » souligne essentiellement le défi des infrastructures actuelles à pouvoir supporter les « volumes » de données avec les contraintes imposées par la limite actuelle des processeurs et les exigences de réactivité dans un marché toujours plus rapide (« vélocité ») tout en offrant des informations exactes, à jour et intelligentes (« véracité »). Derrière le constat du « Big Data », c’est en fait tout le système de gouvernance des données qui est questionné. Puisque la collecte des données se fait maintenant automatiquement et que les volumes augmentent chaque jour de façon considérable, les faiblesses structurelles originelles des modèles apparaissent d’autant plus et révèlent bien souvent une pauvreté flagrante des données recueillies. À ceci s’ajoute presque systématiquement, une collaboration interdépartementale insuffisante. Il est fréquent, dans les grosses organisations, de rencontrer différentes Vice-Présidences ayant collecté les mêmes informations d’une façon différente et stocké ces données sur des infrastructures différentes. Le phénomène est amplifié lors des fusions-acquisitions. Qui plus est, la pauvreté des métriques utilisées ne permet généralement pas de détecter les doublons et les incohérences des données recueillies. Aujourd’hui le besoin d’une analyse et d’une exploitation intelligentes de ces données est indispensable dans un contexte ou le consommateur final est de plus en plus averti et exigeant. Enfin, la notion de « Big Data » implique également la prise en compte des contraintes réglementaires extraterritoriales (inter-provinces et inter-pays) et la prise en compte des obligations relatives à la collecte et la manipulation des données à caractère personnel telles que les numéros de carte de crédit ou les numéros d’assurance sociale, pour ne citer qu’eux. En conclusion, le « Big Data » implique une bonne gouvernance des données et doit impérativement être mené au niveau exécutif, le plus souvent sous l’égide de la Vice-Présidence Marketing, sponsorisé par les Vice-Présidences Gestion des Risques, Données Personnelles et Sécurité de l’Information — la Direction des Systèmes d’Information restant quant-à-elle le maître d’œuvre.

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